Chronique·par Estelle Normand·26 juillet 2026
Toutes les vies, de Rebeka Warrior
Autour de Toutes les vies (Éditions Stock)
Un récit d’une rare intensité sur l’amour, la maladie et le deuil, une mise à nu sans concession : un texte poignant, difficile mais nécessaire.
Premier livre de Rebeka Warrior (2025), Éditions Stock, 286 pages.
Rien ne prépare à la maladie ni à la mort de la personne qu’on aime. Impossible de prédire notre réaction, notre accompagnement ou notre désertion. Ce qu’on est capable d’endurer au seuil du néant.
L’autrice revient sur son histoire d’amour fulgurante avec Pauline. La vie à mille à l’heure, la fusion des corps et des cœurs. Et puis la grosseur découverte en vacances et à laquelle elles n’accordent pas plus d’importance sur le moment. Leur insouciance. Un mois, un point dans une existence.
De retour à Paris le couple déchante. Le cancer installé. Protocole d’urgence. Traitements hardcore. Chimios. Ce que ça fait aux corps de la personne atteinte et de la personne aidante. L’insoutenable métamorphose. L’amour malgré tout, envers et contre tout. La douleur. Immense. L’impuissance.
Un récit d’une rare intensité, une mise à nu sans concession, qui ne cache rien de la descente aux enfers, des errements et des lâchetés. C’est aussi une histoire pleine de lumière, une quête, celle de retrouver Pauline après son décès, peu importe la manière. Méditation, dr*gues, écriture. Le besoin impérieux de communier. D’être guidée. L’amour et l’amitié sur le chemin, jamais loin.
Un texte poignant, difficile mais nécessaire.
Normand, Estelle. « Toutes les vies, de Rebeka Warrior ». French Press, 26 juillet 2026, https://frenchpress.media/publications/toutes-les-vies-rebeka-warrior.
