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Chroniques sur des ouvrages récents & Essais libres

Chroniques

Je change de nom, de Christine Angot

Chronique·par Nicolas Becard·16 octobre 2026

Je change de nom, de Christine Angot

Christine Angot

Christine Angot retrace la généalogie des hommes et surtout des femmes de sa famille : sous les règles d’attribution d’un patronyme se cachent des violences incommensurables. Un livre bouleversant.

Les Carnivores, de Guillaume Nail

Chronique·par Nicolas Becard·12 octobre 2026

Les Carnivores, de Guillaume Nail

Guillaume Nail

Les épidémies font rage, les animaux sont bannis, l’hygiénisme règne. Le deuxième roman de Guillaume Nail, fable prophétique et véritable électrochoc, ne laisse aucune chance à l’amour.

Que ta bouche me couvre de baisers, d’Antoine Vigne

Chronique·par Nicolas Becard·8 octobre 2026

Que ta bouche me couvre de baisers, d’Antoine Vigne

Antoine Vigne

Damien revient à Arles placer son père en Ehpad et croise Saïd, réfugié syrien. Un roman sensible et érudit, une géographie du désir, de la passion amoureuse et du deuil.

Robin Josserand et la couverture de son roman Après Mireille (Mercure de France)

Chronique·par Nicolas Becard·7 octobre 2026

Après Mireille ou l’archéologie d’un trauma

Robin Josserand

Robin Josserand retrace la généalogie d’une blessure originelle: l’histoire de Mireille et Gaston, deux grands résistants détruits par leurs déportations. Une expérience douce-amère.

Laure Gouraige et son livre Grave

Chronique·par Benjamin Hoffmann·7 octobre 2026

Coup de projecteur : Grave, de Laure Gouraige

Laure Gouraige

Tout commence par la mort d’un chat, après dix-huit années de vie partagée. Que devient un deuil lorsque l’on n’ose pas lui accorder sa juste place ?

Le livre de Sève, de Charlotte Monsarrat

Chronique·par Nicolas Becard·5 octobre 2026

Le livre de Sève, de Charlotte Monsarrat

Charlotte Monsarrat

À la fois dystopie humaine et fable écologiste, Le livre de Sève suit l’épopée de Sève, née au cœur des Ronciers. Un roman singulier et intelligent.

Aladdin et moi, de Jeanette Winterson

Chronique·par Estelle Normand·16 septembre 2026

Aladdin et moi, de Jeanette Winterson

Jeanette Winterson

Entre le récit, l'essai et les contes des Mille et une nuits, Jeanette Winterson signe un ouvrage dense et prenant sur le pouvoir libérateur de la littérature.

Essais

Dossier spécial : Un été avec l’IA

Au cours de l'été 2026, French Press a invité des autrices et des auteurs de langue française à réfléchir au sujet de l’intelligence artificielle à partir d'une question très simple : existe-t-il un usage éthique et légitime de l’intelligence artificielle dans la création littéraire ? Diverses et argumentées, leurs réponses inédites sont à lire dans ce dossier spécial.

Lire la présentation de la série →

Un été avec l’IA : Laure Gouraige

Essai·par Laure Gouraige·15 juin 2026

À quelles conditions peut-on encore se dire écrivain ?

En réfléchissant à la question d'un usage éthique de l'intelligence artificielle, une autre interrogation revenait de manière obsédante. Permettez-moi ce pas de côté : à quelles conditions peut-on encore se dire écrivain ?

Entretien French Press avec Olivier Sebban

Essai·par Olivier Sebban·18 juin 2026

IA : la littérature désincarnée

Dans la série « Un été avec l’IA », Olivier Sebban dit ce que l’intelligence artificielle fait à la littérature, dans une courte vidéo qu’il a choisi d’intituler « IA. La littérature désincarnée ».

Un été avec l’IA : Patrick Bray

Essai·par Patrick Bray·25 juin 2026

La littérature, une vraie IA (intelligence artistique)

Les critiques de l’intelligence artificielle se sont trompés de cible. Un texte écrit ou oral est par sa nature… artificiel. Le langage ne relève pas du domaine de la biologie, ou même de l’individu, mais de la culture—il est construit, collectif et artificiel. Le langage ne nous appartient pas. Cependant, en écrivant de la littérature, nous parvenons à faire une certaine violence au langage qui l’arrache de son contexte, ce qui permet ensuite la création d’un nouvel objet, à son tour artificiel. Mais l’artificiel littéraire s’avoue comme tel en dévoilant l’artifice de tout énoncé.

Un été avec l’IA : David Rochefort

Essai·par David Rochefort·29 juin 2026

Un rêve de Kafka

Je ne sais pas si vous avez déjà fait cette expérience : posez deux téléphones côte à côte, avec deux logiciels d’IA en mode vocal. Le premier va demander quelque chose comme « Salut, ça va, comment puis-je t’aider aujourd’hui ? ». Le deuxième répondra, avec la même voix enjouée et rassurante : « Super, ça va bien ! Est-ce que tu as besoin d’aide ? ».

Un été avec l’IA : Bertrand Misonne

Essai·par Bertrand Misonne·6 juillet 2026

Écrire à l’ère de la créIAtivité

Existe-t-il un usage légitime de l’Intelligence Artificielle en littérature ? Répondre à cette question, c’est comprimer un foisonnement de considérations sur l’art et la culture en un simple « oui » ou « non ». C’est comme, à partir d’une portion de jungle amazonienne, fabriquer un solide panneau en contreplaqué.

Citation d’Ève Guerra au-dessus de trois pages manuscrites raturées du « Chap 5 »

Essai·par Ève Guerra·13 juillet 2026

Brouillons

Écrire avec l’IA, c’est perdre la sensualité même du geste de l’écriture.

Un été avec l’IA : Caroline Fourgeaud-Laville

Essai·par Caroline Fourgeaud-Laville·21 juillet 2026

L’Imprenable

L’intelligence artificielle est une extraordinaire épicerie. Elle peut ordonner une pensée en rayons, en dégager la logique, retrouver les références, baliser un raisonnement. Elle excelle dans ce que l’on pourrait appeler le recevable : ce qui a déjà été formulé, reconnu, transmis, parfois par les plus grands esprits. Elle nous restitue la bibliothèque du monde sous une forme immédiatement disponible. En cela, elle n’est pas l’ennemie des humanités. Elle peut même leur offrir une puissance de diffusion et de comparaison sans précédent.

Un été avec l’IA : Pia Petersen

Essai·par Pia Petersen·27 juillet 2026

IA en pays littéraire

J'adore la technologie et j'écris mes romans à la main. Quand je m'assois et commence à écrire, je respire, je pense, je sens le monde, les autres, j'existe, je vis. Quelque chose d'indéfinissable se passe quand je prends mon stylo et commence à écrire. Victor l'admet, il n'a jamais tenu un stylo à la main, ne s'est jamais penché sur une feuille blanche pour laisser courir son imaginaire. Il n'est pas humain.